Les données exposées par l'une des panelistes, le Dr Christy Nkollo Kema révèlent une élévation progressive des températures au cours des dernières décennies. La normale est ainsi passée de 25,29°C sur la période 1961-1990 à 26,30°C entre 1991 et 2020, soit une augmentation de 1,01°C. L’ analyse indique également que la décennie 2011-2020 constitue la période la plus chaude jamais enregistrée dans le pays.

Selon elle, cette évolution du climat se traduit par une modification de l’amplitude thermique annuelle et des cycles saisonniers. Le Gabon enregistre deux saisons particulièrement chaudes, avec des pics observés en octobre et décembre, tandis que la saison sèche tend à s’allonger. Ces changements participent à une recomposition progressive du système climatique équatorial.

Face à ces défis, plusieurs solutions fondées sur la nature et l’aménagement du territoire ont été proposées. Parmi elles figurent le développement de l’agroforesterie traditionnelle, la protection et la restauration des mangroves, la promotion d’une agriculture durable, le renforcement des systèmes de drainage urbain, la planification intégrée des villes ainsi que la mise en place de mécanismes d’alerte précoce.

Par ailleurs, le Directeur Général Adjoint de l’Environnement et de la Protection de la Nature, Judicaël Léonce Eugène Anvane Obame, a rappelé les causes du dérèglement climatique et ses répercussions sur les écosystèmes. Il a toutefois relevé qu’aucune étude de vulnérabilité exhaustive n’a encore été réalisée au Gabon afin d’évaluer précisément les conséquences du changement climatique sur les différents secteurs d’activité.